Je t'aime au passé, je t'aime au présent, et je t'aimerai jusqu'à la fin des temps

One-Shot _ A dream

Année : 2009

 

 

Sur la route pluvieuse et glissante, notre car s’en allait vers cet autre pays… Cette autre partie de notre patrimoine que nous allions enfin découvrir. Nous étions dans un bus, roulant dans la nuit la plus obscure que je n’ai jamais vu. Une osmose entre l’inquiétude et le morbide. Une étrange atmosphère que je ne saurai définir à vrai dire. Mon cœur battait une chamade étrange a un rythme assez irrégulier, et je ne voyais pas pourquoi… En fait si. Dans exactement quatre minutes, c’est mon anniversaire et j’étais un peu excitée à cette idée là. Pourtant il n’y avait rien de spécialement prévu pour ce jour là, juste une petite remontée dans le moral, de se dire que ce jour là est le mien. Que ce jour là est spécial pour moi, même si elle ne représente rien pour les autres. Cette petite adrénaline qui au final nous fait sentir vivant. Trois minutes… Dans le bus c’était calme. Tout le monde était crevés de quelques heures de routes déjà. Seul le bruit clopinant de la pluie tintait aux oreilles, et de quelques bâillements des derniers survivants. Même si cette adrénaline régissait dans mon cœur, l’ennui se faisait sentir quand même un peu ; soyons réaliste, je n’avais rien à faire. En fait, cette adrénaline naissait d’un rêve utopique. Celui que tout le monde faisait semblant de dormir, et qu’ils allaient se souvenir de ce jour qui est spécial pour moi, qu’ils allaient le faire pour moi. C’est peu être égoïste, mais ça fait tant plaisir.
Mes songes avaient fait passer le temps de deux minutes ; il n’en restait donc plus qu’une seule… ! C’était un suspence intenable. Tout ce qu’il risque de se passer au final serait un ‘Happy Birthday to me’ lorsque l’horloge de mon portable affichera minuit pile. Les secondes défilaient, et l’heure s’approchait de plus en plus, mon cœur en prenait la cadence d’ailleurs. Mes attentes correspondaient à une bombe réglée pour exploser à minuit sonnant ; mais tout ce qui allait se passer correspondrait au néant. C’est beau de rêver non ? Et puis, si ce n’est pas maintenant, ce sera demain matin.
Et voilà, c’est minuit pile ! Le temps vient d’entrer dans un nouveau jour, et comme je m’y attendais, rien ne se passe. Je soupirais. C’est un jour comme les autres au final. Et pourtant… Soudainement, mon portable se mit à vibrer… Il y avait donc des gens encore debout à cette heure là de la nuit rien que pour me souhaiter mon anniversaire !? Cette pensée là me rendait le sourire aux lèvres, sans vraiment savoir pourquoi. En fait si, ça montrait que j’avais une certaine importance aux yeux de cette personne pour qu’elle prenne la peine d’attendre jusqu’à cette heure ci… ! Et encore plus soudainement que précédemment, le car entier se mit à bouger et à vivre de nouveau, dans une chanson orchestrée par le professeur accompagnant… Mais pas l’temps de me réjouir de cette importance que l’on m’accordait, il fallait que je répondre au téléphone ! Je pris le combiné dans la main en appuyant sur le petit icône vert. D’ailleurs je venais à peine de remarquer que le numéro m’était inconnu dans mon répertoire.
« - Allo ? fis-je
- Oui… ajouta une toute petite voix au combiné, je la connaissais, mais sans m’en souvenir vraiment…
- Euh… ?
- Il est mort. »
Cette phrase me tomba dessus telle une tour de trois cents étages. J’avais finit par reconnaître cette voix. Cette voix m’indiqua donc qui était le fameux « il ». Ce fut comme si le temps s’arrêtait. Comme si tout autour de moi n’avait plus aucune importance. Ces voix, ces exclamations, ces sourires pour moi, pour ce jour spécial… Elles semblaient loin, si loin. Mon cœur venait de s’éclater en des milliers de morceau et le temps n’était plus. Autour de moi, le car roulait et les gens bougeaient ; mais pour moi la vie venait de s’arrêter à cet instant même, à cette nouvelle, cette voix, cette phrase… Si la seule raison qui vous pousse à vivre vient à disparaître, alors que vous reste-il ? Moi j’ai la réponse : un vide. Aucune larme ne semblait vouloir tomber non, le temps c’était arrêté après tout. Mon corps était mort en même temps que mon âme. A côté de moi on me prenait dans les bras, me secouait, me donnait quelques claques dans le dos… Je n’entendais même plus la voix dans le combiné. Ma main se desserra lentement, lâchant l’objet au sol qui tomba presque de façon inaudible sur le sol parmi le brouhaha constant.
Personne ne semblait l’avoir remarqué. Personne ne semblait avoir remarqué que mes yeux regardaient au de-là de ce qu’ils pouvaient voir, que mon esprit et mon âme avaient quittés ce monde, et cela pour toujours. J’étais consciente, mais vide. Je suppose que le combiné avait raccroché en tombant sur le sol… De toute manière, rien n’avait plus d’importance… Quelqu’un dans le car se mit à crier, l’annonce venait de parvenir aux oreilles de quelqu’un d’autre apparemment. La nouvelle se propagea aussi vite qu’un éclair et tout le monde se mit à crier ou à pleurer ; les professeurs tentant de savoir ce qu’il se passait et de calmer tout le monde du mieux qu’ils pouvaient. Mais qu’y faire ? Le monde n’était plus.
Une enveloppe vide qui bougeait parce qu’il le fallait, un corps sans âme qui ne répondait plus qu’aux appels primitifs. Plusieurs personnes m’interpellèrent, mais je ne savais même pas de quoi ils pouvaient bien parler… Plus rien n’avait d’importante… Les professeurs accoururent alors à mon niveau. Plus rien n’avait d’importance… ‘Happy Birthday to you’ ‘Happy Birthday to you’ ‘Happy Birthday to you’ … Cette chanson me revenait dans la tête telle un enfant qui me narguerait de son bonheur. Tel un événement qui deviendrait oxymore. C’était comme un refrain, un air dont je ne pouvais ou n’arrivait pas, à me débarrasser. Comme si mon esprit avait subit un tel choc qu’il se mettait à beuger et à répéter les mêmes choses continuellement, en boucle…
Plus rien n’a désormais d’importance… Une soudaine prise de conscience, et un mal de crâne suivit d’un grand mal au cœur… Mort… Plus là… Disparu… ! Non ! Je ne pu me contenir et des cris s’échappèrent d’entre mes lèvres. Je criais, criais… Les larmes coulaient à flot. Ma température corporelle était à ébullition et j’avais l’impression que ma tête allait exploser. Mes mains agrippèrent mes cheveux en les tirants, comme si cette action allait faire sortir ce sifflement aigu et continu qui me scindait l’esprit. Quelqu’un avait tenté de me prendre dans son étreinte mais je le repoussai violemment. Personne !! Je ne veux PERSONNE !! Mort… Mort… Lui, mort ! Personne ne peut comprendre, personne ne peut savoir, personne, non, personne… Mon cœur sombrait dans un gouffre. Le temps semblait être revenu d’un coup sec, comme si l’on m’avait stoppé en pleine chute et que d’un coup la chute reprenait. Je m’enfonçai au plus loin, dans les ténèbres profonds. J’en perdais halène au point de me noyer dans mon propre souffle. Ce car était devenu ma tombe, ma prison, ma hantise… Plus rien n’a d’importance.
Comment ? Pourquoi ? Où ? Maintenant, arraché à mes bras, à ma vie, à mon cœur… ! D’un seul coup ! Disparu… Il ne reviendrait plus jamais… On ne s’aimera plus jamais. Jamais plus je ne sentirai cette odeur qui remplissait mon cœur de joie et fantaisies. Jamais plus ses bras si rassurants ne m’étreindrons pour me rassurer lorsque j’aurais peur… Seule. J’étais désormais seule.
Ce jour là fut le jour de mes 16 ans, le jour où ma vie a prit fin. Le jour où tout c’est alors écroulé à la simple annonce des mots ‘il est mort’.

Et comme si ma chute venait de prendre fin, comme si les ténèbres se dissipaient peut à peu. Comme si au final, la réalité reprenait le dessus. Haletante, je venais de me réveiller et j’étais bel et bien dans le car menant en direction de l’Angleterre… Tout le monde semblait dormir paisiblement… La sueur perlait le long de mon cou et de mon visage… J’avais l’impression que l’on m’avait tiré en plein cœur et laissé un énorme trou béant. Une sensation tellement étrange qu’il serait quasi-impossible de la décrire… Mon premier reflexe fut de regarder l’heure à mon réveil : 23h57.
Oh non…

Une alchimie meurtrière

One shot _ Nouvelle policière

Année : 2010

 

 

Soudainement, le téléphone se mit à sonner. D’un geste vif et rapide, il décrochait.

 

- Allo, Ernesto ? fit la voix rauque dans le combiné, tu veux quel parfum, vanille, menthe ou chocolat ?

- Aucun Oscar. Ramène-toi, et vite ! fit-il à bord de nerf

- Un problème ?

- Oui et un plus gros si tu ne te ramènes pas de suite !

- Ok, bouge pas j’arrive.

 

   D’un geste impulsif, il raccrochait. Bien qu’ils aient tout deux l’habitude de ce genre de scène, cela faisait toujours un certain choc de la voir se dérouler sous les yeux même. Pendant qu’Oscar était parti chercher une glace sous ordre de sa fille, Ernesto était resté là avec la gamine à lui tenir la main en attendant le groupe Toxic Frame sur la scène de la Plaça Nova au Barrio Gotico. Alors que le chanteur s’apprêtait à débuter la première chanson, son corps tomba inerte en bas de la scène, sous le cri de plusieurs fans, un filet de sang le long de la bouche. Quelques sifflets des gendarmes présents retentirent pour ordonner une sécurisation du périmètre. Les membres du groupe étaient tous assit sur la scène, le visage désespéré. Il faut dire que ce type était le leadeur du groupe et le chanteur principal. Oscar arrivant, ils allaient pouvoir commencer leur boulot, même si c’est un jour de congé ! Lui redonnant la main de sa fille, Ernesto sortit son badge d’inspecteur et le tendit aux policiers sur place, Oscar en fit de même. Ils ont quand même une chance inouïe de trouver deux inspecteurs sur un lieu de crime. La venue de l’automne pour la fête de la Mercé a été célébrée avec talent au moins. Au plus le temps passait, au plus le trafic de  Las Ramblas commençaient à venir jusqu’ici, il fallait donc débuter  au plus vite. Les deux amis commencèrent l’enquête en interrogeant le groupe de chanteur adverse Ricco Rinaza, avec qui Toxic Frame était en compétition ce soir là et depuis toujours.  Lors de l’interrogation, le chanteur éponyme fit de drôles de révélations sur sa relation très tendue avec la victime. « Non, ce n’est pas moi le coupable, mais si j’avais pu le faire de mes propres mains, je m’en serai donné à cœur joie ! » avoua-t-il lors de l’enquête. Ces deux-la se connaissaient depuis la petite école, et étaient meilleurs amis fut un temps. La victime lui ayant fait quelques misères, ils sont ensuite devenus meilleurs ennemis.  Bien qu’il soit le suspect idéal, l’enquête ne devait pas s’arrêter là, et l’instinct d’Ernesto lui dictait que l’affaire était loin d’être résolue et qu’il y avait quelque chose d’encore plus complexe en dessous de ça. Plusieurs personnes furent suspectés, ainsi que tout les témoins présents, autant ceux du Barrio Gotico, que ceux présents dans la tour de la cathédrale juste en face. De toutes les manières, il fallait attendre l’autopsie avant de pouvoir réellement conclure ; car les raisons de sa mort restent très mystérieuses. Il était mort raide, un filet de sang sur le coin des lèvres et des cloques pleins les paupières. Oscar réfléchissait en faisant les cents pas, sous le regard de sa fille. Ernesto lui, était simplement adossé sur une barrière, cigarette en main et les yeux au ciel. La mort du chanteur n’était pas naturelle, et encore moins à la suite d’une maladie quelconque. D’après les interrogations de son entourage, il était en parfaite santé, alors pourquoi cette mort soudaine ? Une seule raison : un meurtre. De fil en aiguille, tout se compliqua et le nombre de ses ennemis augmentait lentement, mais sûrement. Un membre du groupe adverse, pour une raison de victoire ? L’ancien meilleur ami d’enfance, pour une région d’orgueil ? Sa voisine de palier, pour le tapage nocturne ? Non, ça n’allait pas assez loin pour donner raison à un meurtre. Le principal suspect restait donc  Ricco Rinaza.

  Il ne fallut que treize heure, avant que Ricco Rinaza ne soit placé en garde à vue au poste de gendarmerie, bien qu’il affirmait sans cesse n’avoir rien fait, être innocent. Ce qu’Oscar disait comme hypocrite, et comme quoi les coupables clament toujours leur innocence à tout bout de champ. Il fallut aussi interroger le manager de la victime, pour savoir ce que lui disait à son propos et ce qu’il pensait de la situation. Tout ce qu’il répondit, « Monsieur n’était pas très apprécié à cause de sa franchise, mais c’était quelqu’un de bien dans le fond. ». Ce petit homme à lunette restait planté devant sa corbeille à papier nerveusement. Ernesto se dit alors que son imagination lui jouait tout simplement des tours, rien d’autre et que cet homme était tout simplement encore bouleversé par la disparition soudaine de son employeur. Il regarda discrètement  par curiosité, le contenu de celle-ci. Des pelures de pêches et diverses noyaux de fruits, rien d’intéressant. La fille d’Oscar, voyant une belle coupe de fruit posée sur le bureau et insista pour pouvoir manger quelque chose. Il est vrai qu’elle n’avait pas eu son goûter et que la frustration lui avait donné doublement faim. Le manager lui donna une pêche qui semblait bien juteuse. Quelle bonne intention de sa part, se disait Oscar qui ne savait que faire pour calmer les caprices de sa fille.

Trois jours passèrent alors, et les résultats d’autopsie arrivaient enfin dans les mains des deux amis, pouvant par conséquent, reprendre l’enquête comme il se devait. Les interrogatoires s’enchainaient, jusqu’à l’épuisement total d’informations. Le rapport affichait une présence étrange d’un composé chimique qui pourrait être la cause probable de la mort, le Cyanure d’Hydrogène. Il s'agit d'un produit extrêmement toxique et mortel par anoxie, qui peut exister sous diverses formes. Il a en principe une odeur d’amandes amères, mais certaines personnes ne le détectent pas. Extrêmement toxique, l'acide cyanhydrique est produit naturellement par certains végétaux, et peut être trouvé notamment dans les amandes amères, les noyaux des fruits du genre Prunus, de nèfles, les feuilles de cerisier et aussi dans l’arôme des cerises. Il fallait maintenant perquisitionner toutes les affaires personnelles du défunt afin de comprendre avec quoi il était mort. Etait-il mort par une intoxication de lui-même, ou l’avait-on réellement assassiné par préméditation ? Telle était la question en suspend depuis plus de trois jours. De fil en aiguille, les deux inspecteurs découvrirent les habitudes du chanteur et retracèrent petit à petit son emploi du temps du jour de sa mort, afin de mieux comprendre. Il n’avait aucune maladie apparence, ni même mortelle. Et la présence de ces cloques sous les yeux restait un mystère à résoudre. Le matin, il prenait au petit déjeuné, il prenait simplement un café avec un croissant s’il était de bonne humeur. Le midi, repas dans un fast-food ou un sandwich préparé la veille, en réunissant tout le groupe. Quelle hygiène de vie… Oscar en était à quelque peu dégoûté. Pour ce qui est des habitudes, des tics ou des manies, il avait toujours pour habitude d’exploiter son manager et de le faire se plier à ses quatre volontés. Hormis ça, la seule chose qu’il exécutait toujours pour se sentir bien, c’est un brossage de dent avant le concert. « Il se sentait plus à l’aise de chanter avec une haleine saine, même si personne n’avait à réellement la sentir. Il était comme ça… », annonçait tristement sa mère comme aveux sur ses habitudes. Par curiosité, Oscar voulut voir la brosse à dent qu’il avait utilisée ce jour là et la fit analyser par la suite. Et il avait effectivement vu juste. La brosse à dent contenait de faible trace de Cyanure d’Hydrogène largement diluée. Il ne s’agissait en aucun cas d’un accident, mais bel et bien d’un meurtre. Maintenant, il ne restait plus qu’à savoir le principal : Qui ?

Ricco Rinaza était toujours en garde à vue depuis le jour du meurtre et ne sortirait pas tant que la résolution de l’enquête ne serait pas faite. Ernesto et Oscar se rendirent jusqu’au poste de police afin de l’interroger une nouvelle fois. Toujours, il clamait son innocence, mais il était trop tôt pour pouvoir encore juger.

Bien qu’Ernesto et Oscar usent de finesses pour le coincer, Ricco n’en démordit par pour autant en affirmant son innocence. Et qu’il avait aussi un alibi pour le prouver, mais que malheureusement pour lui, personne ne l’écoutait lorsqu’il le disait. Son alibi est tout simple, mais très concret. D’une, étant du groupe adversaire, il avait l’accès interdit aux roulotes de Toxic Frame et depuis son arrivée il était toujours accompagné de quelqu’un. Oscar avait du mal à le croire et continuait l’interrogatoire de plus en plus durement afin de trouver l’impasse qui le fera avouer. Mais rien n’y fit. Ernesto passa donc aux choses sérieuses en lui demandant  s’il connaissait l’existence de l'acide cyanhydrique. En vue de la tête qu’il affichait, Ernesto s’en alla en plaidant qu’il n’est effectivement pas coupable. Oscar, sachant que son ami est toujours de bon conseil, jugea bon d’approuver sa décision.

Ils restèrent toute la journée à tenter d’élucider le mystère planant. Ernesto était assit au comptoir d’un bar avec Oscar et sa fille, discutant des probabilités. Oscar, pour se rassurer, demanda à son ami de lui énuméré les habitudes du défunt, ce qu’il fit.

 

- Un sirop de pêche, Papa ! Un sirop de pêche ! fit la gamine en tirant le pull de son père

 

Le chanteur avant chaque concert, se faisait apporter son verre d’eau avec sa brosse à dent désinfectée par son manager. Il se brossait les dents et se sentait d’aplomb pour chanter et monter sur scène.

 

- Un sirop de pêche ou d’orgeat ! Allez, s’il te plait Papa !

 

Pêche… Orgeat… Amande… La corbeille de fruit, le verre d’eau avec la brosse à dent… Mais oui ! Tout s’expliquait soudainement dans l’esprit d’Ernesto. Tout était clair, et il venait de peut-être élucider toute l’affaire. Il se leva d’un seul coup du comptoir, bousculant bruyamment sa chaise. Ce qui surprit d’ailleurs Oscar, et sa fille qui arrêta de supplier son père, de toute manière, il s’en moque.

 

- Oscar, on file retrouver l’équipe de Toxic Frame, et au plus vite !

 

Même si il ne comprenait pas vraiment l’attitude de son ami, Oscar suivit Ernesto, sa fille emboitant le pas. En l’espace de cinq minutes de marche intensive, ils arrivèrent aux roulotes du groupe Toxic Frame. Et comme une chance inouïe, ils se trouvaient tous dehors. A l’arrivée des deux inspecteurs, tous furent surpris et un seul d’entre eux se fit tout petit. Ernesto s’avança et prit la parole.

 

- Mr Aparicio Peblo, vous êtes ici en état d’arrestation !

 

Et oui, la déduction d’Ernesto fut bonne. Le manager du chanteur se fit arrêter et mit en garde à vue le temps de décider de la sentence. Les preuves étaient contre lui, les noyaux de pêche étant des fruits de type « Prunus », il avait juste eu à extraire la substance se trouvant dans les noyaux, et d’en rependre dans le verre d’eau que demande son patron avant chaque concert. Il avoua facilement l’œuvre de son crime. Son patron était une vraie ordure avec lui, et il subissait constamment des pressions morale et sociale. Il le menaçait lui en continuité, mais également sa famille et Aparicio ne savait que faire pour s’en sortir, il a donc commit l’irréparable.